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Les avantages d'une bonne communication
Un article écrit par des médecins, pour des médecins
Publié initialement en décembre 2006 / révisé en mai 2008

IL0640-4-F

Résumé

Lorsque vient le temps de donner de mauvaises nouvelles, il est important d’utiliser un style de communication approprié.

Un article d'intérêt pour les médecins ayant des contacts directs avec les patients

Le texte suivant est fondé sur un article déjà publié dans un Bulletin d'information en 1998. Son message est toujours valable aujourd'hui.

Une bonne communication entre le médecin et le patient est l'une des pierres d'assises de la pratique médicale.

Comme dans le cas de nombreux problèmes auxquels nous faisons face en tant que médecins, la prévention peut souvent enrayer bien des problèmes. Parmi les exemples utiles de bonne communication avec les patients, il y a le fait de discuter ouvertement de la nature et de l'évolution naturelle de la maladie, d'obtenir un consentement éclairé, de répondre aux questions et de passer suffisamment de temps avec les patients pour leur donner l'occasion de vraiment participer aux décisions qui concernent leurs soins médicaux.

Puisque le traitement de l'être humain donne lieu à de nombreuses incertitudes, aucun médecin ne peut, ou ne devrait, garantir de résultats aux patients. Il arrive cependant que malgré tous nos efforts, on obtienne un mauvais résultat clinique. Aucun médecin n'aime faire face à de mauvais résultats ou donner de mauvaises nouvelles aux patients, mais cela fait partie de notre obligation professionnelle. Le cas échéant, les patients et leur famille doivent composer avec une foule d'émotions contradictoires telles que la peur, la peine, la colère ou la culpabilité; ils se tournent souvent vers leur médecin pour obtenir des réponses et du soutien.

Les patients veulent que leur médecin soit accessible, que le résultat soit bon ou mauvais. Les familles sont particulièrement vulnérables après des événements imprévisibles tels qu'une mort subite, une mortinaissance, la mort subite d'un nourrisson, un accouchement difficile, une maladie grave ou mortelle ou un diagnostic de cancer. Souvent, une discussion honnête, franche et en temps opportun du problème avec le patient et sa famille sera suffisante pour atténuer les préoccupations et prévenir les problèmes. Dans une situation complexe ou qui s'aggrave, une consultation avec un collègue pourrait s'avérer utile. Lorsqu'il n'y a pas de réponse, comme dans les cas de la mort subite d'un nourrisson, il arrive que la famille elle-même se sente très coupable et qu'elle se tourne vers le médecin pour l'aider à composer avec la perte de l'enfant. Dans de tels cas, le médecin doit assurer la famille qu'il obtiendra tous les renseignements possibles et qu'il s'entretiendra avec elle à nouveau lorsque des renseignements supplémentaires seront disponibles.

Parfois, les émotions prennent le pas. Il peut arriver que quelqu'un laisse entendre au médecin qu'on envisage de le poursuivre ou de loger une plainte auprès de l'hôpital ou de l'organisme de réglementation professionnelle (le Collège). Le cas échéant, le médecin a toujours un devoir de diligence envers le patient. Il peut être sage de faciliter le transfert des soins à un collègue dans une telle situation. L'ACPM et les collèges peuvent vous fournir des suggestions sur la façon de s'y prendre. Des conseils à cet effet se trouvent normalement sur leur site Web respectif ou sont offerts par téléphone. L'article de l'ACPM « Mettre fin à la relation médecin-patient » (IS0659) traite également de ce sujet.

Les membres sont encouragés de communiquer sans tarder avec l'ACPM dès qu'une situation se détériore. Le médecin auquel vous parlerez à l'Association pourra discuter de tous les éléments de la situation avec vous et vous conseiller sur la meilleure façon d'y faire face.

 

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