Sortes de consentement
Le consentement au traitement peut être implicite ou explicite, et ce dernier, verbal ou écrit. La situation clinique détermine l’approche à adopter.
Consentement implicite
Le médecin fait la plus grande partie de son travail en vertu d’un consentement implicite qui découle des propos ou du comportement du patient, ou encore des circonstances dans lesquelles le traitement est prodigué. Par exemple, il est courant pour un patient de prendre rendez-vous chez le médecin et de se présenter à ce rendez-vous, de raconter son histoire, de répondre aux questions relatives à ses antécédents et de se soumettre sans objection à un examen physique. Dans un tel cas, le consentement à l’examen est clairement implicite. Pour éviter cependant tout malentendu, il est peut-être plus prudent de faire part au patient de toute intention d’examiner les seins, les organes génitaux ou le rectum.
Néanmoins, dans bien des situations, la portée de ce consentement implicite peut devenir par la suite un sujet de litige. Les médecins devraient être raisonnablement confiants que le comportement du patient implique une autorisation en ce qui a trait aux examens, investigations et traitements proposés. En cas de doute, il est préférable d’obtenir un consentement explicite, verbalement ou par écrit.

Consentement explicite
Le consentement explicite peut être verbal ou écrit. Il faut l’obtenir chaque fois que le traitement a des chances de causer des douleurs plus que légères, qu’il comporte un risque appréciable ou qu’il va entraîner la perte d’une fonction organique.
Même si le consentement explicite verbal est acceptable dans beaucoup de cas, une confirmation écrite est souvent nécessaire. Les médecins savent en effet que les patients changent souvent d’idée ou ne se rappellent pas ce qu’ils ont autorisé; après l’acte médical ou le traitement, les patients peuvent tenter de faire valoir qu’ils n’avaient pas donné leur consentement ou que l’acte médical ou le traitement n’était ni acceptable ni justifié. Le consentement peut être confirmé et validé au moyen d’une note contemporaine pertinente versée au dossier du patient par le médecin.
Un consentement explicite écrit s’impose dans le cas d’interventions chirurgicales ou de procédures d’investigation invasives. Il est également prudent d’obtenir un consentement écrit chaque fois que des analgésiques, des narcotiques ou des agents anesthésiants risquent de modifier de façon significative le niveau de conscience du patient pendant le traitement.

|