![]() Les exigences d’un parent : Prendre des décisions éclairées en dépit de la pression des patients
Le Code de déontologie de l’Association médicale canadienne (articles 1, 30 et 44) stipule qu’un médecin doit : tenir compte d’abord du mieux-être du patient, faire preuve de prévenance envers les membres de la famille du patient et envers ses proches et collaborer avec eux dans l’intérêt du patient, ainsi qu’utiliser judicieusement les ressources consacrées aux soins de santé. Le Code de déontologie des médecins du Québec établit des principes déontologiques semblables (articles 3, 12 et 59). Le cas suivant fait état de la difficulté pour les médecins d’établir un juste équilibre entre ces obligations. Une prise de sang chez un enfant peut causer de la douleur et entraîner une perturbation émotive. Au lieu d’acquiescer tout simplement aux exigences de la mère, le médecin prend les antécédents de l’enfant. Comme ceux-ci ne valident pas les inquiétudes de la mère, et sachant qu’il n’y a pas d’autres cas déclarés dans la localité, le médecin cherche à apaiser les inquiétudes de la mère. Cette dernière n’est pas satisfaite pour autant. Le médecin revoit alors un message électronique que l’agence locale d’hygiène publique lui a envoyé le matin même en réponse aux préoccupations soulevées par les médias. Ce message précise les critères et les indications des analyses et confirme au médecin qu’en l’absence de signes cliniques de maladie, il n’est pas indiqué d’effectuer l’analyse demandée par la mère. Le médecin retourne dans la salle d’examen et fait part à la mère de l’information reçue de l’agence de santé publique. Il demande alors la permission à la mère d’examiner l’enfant pour s’assurer qu’il n’y a aucune autre raison de s’inquiéter à son sujet. La mère se fâche. Elle refuse que son enfant se fasse examiner et menace d’intenter une action en justice si le médecin n’accède pas à sa requête d’analyse sanguine. Le médecin lui explique une fois de plus qu’il ne semble y avoir aucune indication justifiant l’analyse en question, et réitère son offre d’examiner l’enfant pour s’assurer de donner des conseils judicieux. La mère accuse le médecin de refuser de traiter son enfant et le menace à nouveau d’une action en justice. Le médecin informe la mère que cette rupture dans leur relation médecin-patient le met dans l’impossibilité de traiter l’enfant. Il lui offre plusieurs options, dont les suivantes :
La mère refuse toutes les options qui lui sont présentées et quitte la salle. Elle s’arrête au bureau de la réceptionniste pour demander la carte d’affaires du médecin. Le médecin consigne des notes brèves mais représentatrices de la visite et de la mésentente. Plainte déposée contre le médecin Le Collège constate que les énoncés factuels de la mère et du médecin sont conformes, mais que la perception de la plaignante diffère de celle du médecin. Toutefois, d’après l’information fournie, y compris la documentation de la visite, le Collège conclut que le médecin avait agi de façon tout à fait appropriée en étudiant la littérature médicale offerte sur ce sujet, en se tenant au fait de la situation actuelle de la maladie en question, en offrant à la patiente (l’enfant) une évaluation adéquate et en proposant plusieurs autres options pour répondre aux inquiétudes de la mère. L’investigation du Collège a conclu que le médecin avait prodigué des soins entièrement appropriés. Ce que le Collège a jugé que le médecin avait fait correctement :
En bref Les plaintes déposées au Collège peuvent entraîner de graves conséquences et laisser présager d’autres problèmes médico-légaux. Si le Collège vous a informé d’une plainte déposée à votre égard, veuillez communiquer avec l’ACPM.
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