Lorsque le consentement est éclairé

Étape incontournable avant d’amorcer tout traitement, le consentement d’un patient n’est considéré valide que s’il est « éclairé ». Ceci concerne toutes les formes de traitement médical ou chirurgical, mais aussi les tests diagnostiques qui nécessitent d’intervenir intentionnellement sur le patient.

Pour qu’un patient ou un décideur remplaçant puisse prendre une décision éclairée, le médecin doit fournir une explication adéquate sur la nature de l’investigation ou du traitement recommandés, les résultats escomptés, les risques importants, les autres choix raisonnables et les répercussions qu’un refus pourrait entraîner.

Les médecins doivent prendre des mesures raisonnables, qui dépendent beaucoup des circonstances particulières propres à chaque situation, afin de s’assurer que le patient comprend véritablement les informations fournies, surtout en cas de problèmes linguistiques ou émotionnels. La discussion visant à obtenir le consentement offre au médecin l’occasion de percevoir des signes indiquant que le patient comprend ou non. Ce dernier doit pouvoir poser des questions, ce qui peut également aider le médecin à évaluer son niveau de compréhension. Un des moyens de confirmer que le patient a bien compris est de lui demander ce qu’il dirait pour expliquer l’investigation ou le traitement à un de ses proches.

Par ailleurs, il est à noter que la discussion entourant le consentement doit être documentée au dossier.

Pour obtenir plus d’informations sur les différents aspects du consentement, veuillez consulter les ouvrages de l’ACPM intitulés Le consentement : Guide à l’intention des médecins du Canada et le Guide des bonnes pratiques.