Le mot du directeur général

Depuis la création de l’Association il y a maintenant plus de 100 ans, la médecine n’a cessé d’évoluer. Au début de mon internat dans les années 70, l’échographie – maintenant un outil diagnostique courant – n’était pas encore utilisée. Je me dis souvent que les fondateurs de l’ACPM seraient stupéfaits de constater les importants changements qui se sont produits dans notre profession et les nouveaux défis que nous avons dû relever. Pour bon nombre d’entre nous, l’aide médicale à mourir est l’un de ces défis.

La récente décision de la Cour suprême, qui accorde une période supplémentaire de quatre mois au gouvernement fédéral pour adopter une loi sur l’aide à mourir, ainsi que la loi adoptée par le gouvernement du Québec à ce sujet, ont placé ce défi extrêmement important en tête des préoccupations de notre profession. Je sais que l’aide médicale à mourir est une question prioritaire pour beaucoup d’entre nous, et j’aimerais réitéter ce que j’ai affirmé aux membres lors de l’assemblée générale de 2015 de l’ACPM à Halifax, où le thème de la séance d’information était « Les soins de fin de vie : Enjeux médico-légaux ». L’Association prend la question de l’aide médicale à mourir très au sérieux. Les soins de fin de vie sont un enjeu extrêmement émotif et d’une très grande importance qui doit être examiné par tous les médecins. Lorsque vous êtes confrontés à de telles questions, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls; l’ACPM peut vous aider.

D’abord et avant tout, l’ACPM est une association de médecins qui travaille au nom de ses membres et qui les protège lorsque des problèmes se produisent sur le plan de la responsabilité médicale liée à la pratique. Depuis 1901, nous protégeons l’intégrité professionnelle des médecins et nous continuerons de le faire. C’est notre raison d’être.

L’enjeu des soins de fin de vie évoluera, et nous continuerons à conseiller nos membres sur les lois, les lignes directrices ainsi que les normes établies par les organismes de réglementation de la médecine (Collèges) des provinces et des territoires. Nous sommes prêts à appuyer les médecins du Québec qui sont assujettis à la nouvelle loi, et nous aiderons les médecins des autres provinces et territoires lorsque d’autres lois seront promulguées. Nos médecins-conseils connaissent très bien la question et ils vous prêteront assistance lorsque vous communiquerez avec eux.

Au moment opportun, nous travaillerons avec les gouvernements, les associations et les fédérations médicales, ainsi que les organismes de réglementation de la médecine (Collèges) dans l’ensemble du pays, pour encourager l’adoption de lois et de normes de pratique uniformes; notre objectif ultime sera d’assurer une clarté aux médecins sur cet enjeu crucial. Enfin, nous continuerons de publier les renseignements les plus récents sur l’aide médicale à mourir et les soins de fin de vie dans notre site web.

L’exercice de la médecine a changé radicalement depuis un siècle. Soyez toutefois assurés que l’engagement indéfectible pris par l’ACPM pour protéger votre intégrité professionnelle, lui, ne changera pas.

Hartley Stern, MD, FRCSC, FACS