Présentation de la séance éducative virtuelle de l’ACPM

Décisions en matière de diagnostic : interventions pour un processus plus sécuritaire

OTTAWA, le 16 août 2021 – L’Association canadienne de protection médicale (ACPM) a présenté aujourd’hui son assemblée annuelle, qui a été suivie d’une séance éducative agréée à l’intention des médecins intitulée Décisions en matière de diagnostic : interventions pour un processus plus sécuritaire.

Cette séance, regroupant un groupe d’experts de l’ACPM, portait sur les enjeux médico-légaux et de sécurité des patients qui sont liés au processus décisionnel diagnostique. Elle visait à aider les médecins à cerner les risques inhérents au processus décisionnel diagnostique et à appliquer des approches pratiques pour prévenir les préjudices chez les patients.

Les analyses d’incidents liés à la sécurité des patients et de dossiers médico-légaux menées par l’ACPM révèlent que les lacunes dans le raisonnement diagnostique constituent l’un des facteurs donnant lieu à de graves préjudices pour les patients. Ces lacunes sont souvent associées à des évaluations cliniques inadéquates, à une perte de la conscience situationnelle et à des problèmes de communication au sein d’une équipe.

« La séance éducative de cette année s’appuie sur les données recueillies par l’ACPM au sujet des carences dans le raisonnement diagnostique », indique la Dre Lisa Calder, directrice générale de l’ACPM. « Les interventions qui contribuent à optimiser les processus cognitifs de raisonnement ont un effet positif sur la conscience situationnelle et sur la communication entre les membres d’une équipe. Ce faisant, elles jouent un rôle incontournable dans la réduction, pour les patients, du risque de préjudices graves découlant des soins cliniques. »

D’après l’analyse de 17 278 dossiers conclus sur une période de cinq ans, la proportion d’erreurs de diagnostic dans l’ensemble des dossiers de l’ACPM (actions en justice, plaintes déposées auprès d’un Collège et plaintes intrahospitalières) serait d’environ 21 %. Dans 87 % de ces 17 278 dossiers, un mauvais diagnostic ou un retard dans l’établissement d’un diagnostic ont été constatés, ce qui a mené les experts à formuler des critiques quant à l’évaluation du patient par le médecin traitant.

« Les médecins s’appliquent à poser un diagnostic juste, mais bien souvent, ils doivent composer avec des facteurs qui leur compliquent la tâche », soutient la Dre Calder. « Pour parvenir au bon diagnostic, il est donc essentiel de recueillir et d’évaluer l’information par une approche structurée. »

Les erreurs de diagnostic constituent un risque inhérent à la pratique clinique. Elles résultent de facteurs qui se rapportent au système, au travail d’équipe et à l’individu, et ces facteurs sont souvent étroitement liés. Fort heureusement, il existe des stratégies pour prendre des décisions plus sécuritaires en matière de diagnostic : observer un temps d’arrêt pour réfléchir à un diagnostic différentiel, tirer parti de l’expertise de ses collègues et mettre en place des systèmes fiables, notamment.

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec :

Noëlla LeBlanc
Gestionnaire, Communications
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media@cmpa.org


Au sujet de l’ACPM

L’ACPM offre, de médecin à médecin, des conseils et une assistance efficaces et de grande qualité à l’égard de problèmes médico-légaux, y compris le versement d’une compensation financière appropriée, au nom de ses membres, aux patients ayant subi un préjudice à la suite de soins négligents (ou, au Québec, d’une faute professionnelle). Ses produits et services, conçus en fonction de données probantes, accroissent la sécurité des soins médicaux, réduisant ainsi les préjudices et les coûts inutiles.

À titre d’organisation canadienne comptant le plus grand nombre de médecins et avec le soutien de ses plus de 104 000 membres, l’ACPM joue un rôle de collaborateur, de défenseur des droits et d’agent de changement positif sur des enjeux importants sur le plan médico-légal et pour le système de santé. L’Association est gouvernée par un Conseil élu de médecins.