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Conseils en matière de diagnostic


La réduction des problèmes médico-légaux

Suivi des investigations


Médecin examinant des dossiers

Cas : Pas de nouvelles, bonne nouvelle
Dos d'une patiente subissant une mammographie

Contexte

Une femme de 55 ans subit une mammographie de dépistage dans le cadre de son examen de santé annuel. Le radiologiste dicte ainsi le rapport :
« lésion maligne suspectée au quadrant supérieur du sein gauche, biopsie à l'aiguille recommandée. »

Le rapport est transcrit mais il n'est pas acheminé au médecin traitant.

La patiente présume que l'absence de nouvelles est une bonne nouvelle et n'effectue pas de suivi.

Le radiologiste présume que le rapport a été acheminé à l'omnipraticien.

Résultat

Un an plus tard, la patiente se présente chez son omnipraticien avec une masse palpable au sein.

L'investigation, qui comprend une biopsie, confirme un carcinome infiltrant avec envahissement ganglionnaire.

Pistes de réflexion

  • Comment ce délai de diagnostic aurait-il pu être évité?
  • Selon vous, qui serait responsable du suivi de la mammographie?

Leçons retenues

  • Les tribunaux ont déterminé qu'un médecin qui demande un examen doit être satisfait qu'il existe des systèmes en place, tant dans son cabinet que dans le laboratoire ou l'établissement, pour veiller de façon raisonnable à ce que les résultats de l'examen soient reçus en temps opportun. Dans ce cas, l'omnipraticien et le centre d'imagerie diagnostique sont responsables d'assurer le suivi de la mammographie.
  • Plus les conséquences d'anomalies découvertes par un test peuvent être graves, plus les résultats de ce test doivent être donnés et reçus promptement par le médecin traitant. Le protocole ou le système en place doit également prévoir des mesures appropriées pour que les résultats soient transmis au patient et que le suivi nécessaire soit assuré.
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Cas : Absence du suivi d'une biopsie
Incision d'un naevus

Contexte

Un résident en médecine familiale excise un naevus irrité sur la cuisse d'un enseignant de 27 ans dans une clinique de soins ambulatoires et l'achemine au laboratoire de pathologie.

Aucun rendez-vous de suivi n'est fixé puisque le résident n'est pas préoccupé par le diagnostic.

Résultat

Un an plus tard le patient retourne à la clinique en raison de la présence d'une tache noire sur la cicatrice de la biopsie antérieure.

Le médecin superviseur découvre le rapport de la biopsie antérieure, classé à l'arrière du dossier médical du patient, qui indique la présence d'un mélanome malin et qui recommande une excision large.

Pistes de réflexion

  • Cela pourrait-il se produire chez l'un de vos patients à l'hospital?
  • Lorsque vous dictez le sommaire de congé d'un patient, confirmez-vous que tous les rapports d'investigation vous sont revenus, qu'ils ont été révisés et qu'ils ont fait l'objet d'un suivi?

Leçons retenues

  • Les tests de laboratoire et d'imagerie diagnostique sont sans valeur s'ils ne sont pas effectués, si les résultats ne sont pas documentés dans un rapport, si le rapport n'est pas reçu, s'il n'est pas lu et s'il ne fait pas l'objet d'un suivi.
  • Existe-t-il un système efficace de repérage dans votre pratique ou dans l'établissement pour le suivi en temps opportun des rapports d'examens diagnostiques?
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Plusieurs raisons peuvent expliquer l'absence de suivi des investigations.

(Voir le texte seulement)
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Le modèle du fromage suisse

Les mesures de sauvegarde dans le système de soins peuvent être comparées à des tranches de fromage suisse où les trous représentent les points de défaillance possibles. Cliquez sur chaque tranche pour comprendre les risques dans ce processus.

Facteurs liés aux patients

Il est possible que l'investigation ne soit pas effectuée parce que le patient :

  • est trop occupé;
  • ne comprend pas pourquoi l'investigation est nécessaire;
  • perd la requête.

Pour un complément d'information sur le modèle du fromage suisse, voir Qu'est-ce que la « pensée systémique ».

Cas : Le directeur du service de radiologie demande des conseils
Femme médecin au téléphone et logo de l'ACPM

Contexte

Le directeur d'un service de radiologie hospitalier téléphone à l'ACPM pour obtenir conseil sur ce qu'il devrait faire au sujet d'investigations demandées par des médecins d'une clinique sans rendez-vous et dont les résultats révèlent d'importantes anomalies. Les médecins ne sont pas disponibles pour être avisés des résultats anormaux, particulièrement hors des heures normales de bureau.

Ces cliniques n'ont aucun mécanisme en place permettant de signaler les cas urgents à un médecin responsable. Le problème est aggravé par le fait que les coordonnées des patients indiquées sur les requêtes sont souvent inexactes.

Pistes de réflexion

  • Que conseilleriez-vous au directeur du service de radiologie?
  • Croyez-vous que le radiologiste devrait communiquer les résultats critiques urgents directement au patient en pareille circonstance?

Suggestions

Les conseils de l'ACPM se fondent sur les décisions des tribunaux :
  • Bien que la communication des résultats aux patients relève normalement de la responsabilité du médecin prescripteur, il peut être attendu que le service ou l'établissement informe les patients en cas d'urgence ou lorsque le médecin prescripteur n'est pas disponible.
  • Il faut déployer des efforts raisonnables pour communiquer avec les patients. L'ACPM recommande au directeur de discuter avec les autorités hospitalières de la mise en œuvre de procédures révisées pour veiller à l'exactitude des coordonnées des patients.
Le directeur du service de radiologie décide de communiquer avec les cliniques pour discuter du problème et trouver une solution convenable.
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