Pénurie de ressources

Communiquer avec nous

Communiquez avec l’ACPM et prenez un rendez-vous pour consulter un médecin-conseil

Appelez-nous au
1-800-267-6522
(dans la région d’Ottawa :
613-725-2000)

Mise à jour : 1er octobre 2021

Il n’y a pas de solution parfaite permettant de résoudre les dilemmes liés aux ressources, mais vous pouvez prendre des mesures pour réduire les préjudices chez les patients et minimiser les risques médico-légaux.

Article

Balado

FAQ


Pendant cette pandémie, les ressources sont limitées. Comment puis-je concilier les besoins de mes patients et la pénurie de ressources?

Les quelques dossiers juridiques portant sur ces problèmes indiquent que les tribunaux sont disposés à tenir compte des ressources à la disposition des médecins lorsqu'ils cherchent à déterminer si la norme de pratique a été respectée. Un tribunal de l’Ontario a, par exemple, indiqué ce qui suit « …on ne peut raisonnablement s'attendre à ce qu'un médecin puisse fournir des soins qui ne sont pas disponibles ou qui sont à peu près impossibles à prodiguer en raison de la rareté des ressources ».

On s'attend à ce que les médecins déploient tous les efforts possibles pour leurs patients, en fonction des limites affectant les ressources, et qu'ils agissent raisonnablement dans de telles circonstances. Il est également crucial que les partenaires du secteur de la santé traitent de ces questions de façon à ce que l’on puisse atténuer les effets des pénuries de ressources et mieux s’y préparer. À cet égard, les médecins ont un rôle à jouer dans la promotion de la santé et représentent une voix importante en présence d’une pénurie de ressources. Les médecins doivent consigner toutes les mesures qu’ils prennent pour répondre aux problèmes affectant les ressources.

Les gouvernements et les autorités en matière de santé publique pourraient également émettre des directives d’urgence en ce qui concerne l’utilisation systématique des ressources.


Ai-je l’obligation de prodiguer des soins médicaux comme à l’habitude (p. ex. dépistage régulier, chirurgies non urgentes) pendant la pandémie de COVID-19?

Au début de la pandémie, il était considéré comme raisonnable de remettre à plus tard les services médicaux non urgents et non essentiels. Or, à présent, les services médicaux essentiels et non essentiels sont rétablis. Certaines provinces et certains territoires ont même publié des déclarations selon lesquelles la COVID-19 ne devrait plus être un obstacle à la prestation de soins en personne compte tenu du taux de vaccination élevé. Les médecins devront continuer de suivre les recommandations formulées par leurs hôpitaux, les ministères de la Santé, les représentants de la santé publique et les organismes représentant les diverses spécialités médicales quant aux précautions à prendre pour prodiguer des soins en personne. Bien que les soins virtuels soient appropriés dans certains cas, les médecins doivent être conscients des limites de ce type de soins; ils doivent également s’assurer d’offrir aux patients l’occasion d’obtenir des soins en personne lorsque les circonstances le permettent.

Les médecins pourraient faire l’objet de critiques s’ils suspendent intégralement la prestation de soins dans leur pratique ou s’ils prodiguent uniquement des soins virtuels, à moins d’avoir des raisons légitimes de le faire (p. ex. pour des raisons de maladie ou d’isolement volontaire). Lorsqu’un médecin doit temporairement fermer son cabinet, les politiques émises par les Collèges indiquent généralement qu’il doit tenter de prendre de mesures de rechange pour la poursuite des soins prodigués à ses patients. On encourage les médecins à collaborer avec leurs collègues pour assurer la continuité des soins, le cas échéant.