English

Résumé des concepts clés et des bonnes pratiques

Ce que vous devez savoir et faire

Sécurité des patients
Concepts clés
  • Un préjudice ou une conséquence reflète le plus souvent l'évolution naturelle d'une maladie ou une maladie sous-jacente chez le patient.
  • Un préjudice résulte parfois de la prestation des soins.
Bonnes pratiques
  • Comprendre la terminologie de votre établissement liée à la sécurité des patients.
Concepts clés
  • Les administrateurs, les professionnels de la santé et les patients ont tous une responsabilité en matière de sécurité des patients.
  • Une culture juste en matière de sécurité recherche des moyens d'améliorer la sécurité et de protéger les patients, les professionnels de la santé ainsi que les établissements.
  • Une culture juste en matière de sécurité respecte les observations et la contribution de tous les intervenants.
Bonnes pratiques
  • Toujours faire du bien-être du patient une priorité.
  • Être vigilant à l'égard des menaces à la sécurité des patients.
  • Être prêt à remettre en question les politiques, les pratiques et les interventions qui pourraient menacer la sécurité des patients.
  • Être honnête et faire preuve de transparence lorsqu'un événement indésirable (accident au Québec) survient.
Concepts clés
  • Le système de soins devrait favoriser la sécurité des patients.
Bonnes pratiques
  • Être vigilant à l'égard des menaces à la sécurité des patients.
Concepts clés
  • Les professionnels de la santé ont une responsabilité envers leurs patients, leur lieu de travail ou leur organisme de réglementation de la médecine provincial ou territorial.
Bonnes pratiques
  • Garder à jour ses connaissances et ses habiletés.
  • Adhérer aux politiques et aux pratiques de l'établissement et de l'organisme de réglementation de la médecine (Collège).
  • Exercer conformément à la norme de pratique et seulement si l'état de santé le permet.
Concepts clés
  • L'amélioration continue englobe la définition, l'analyse et l'amélioration des procédés en vue de réduire la probabilité des événements indésirables (accidents au Québec).
Bonnes pratiques
  • Être prêt à remettre en question les politiques, les pratiques et les interventions qui pourraient menacer la sécurité des patients.
  • Être honnête et transparent lorsqu'un événement indésirable survient (accident au Québec).
Concepts clés
  • Les administrateurs, les professionnels de la santé et les patients ont tous une responsabilité en matière de sécurité des patients.
Bonnes pratiques
  • Exercer selon les normes de pratique.
Concepts clés
  • Les patients ayant subi un préjudice peuvent demander une compensation.
  • La majorité des plaintes d'ordre médico-légal sont fondées sur des allégations de négligence (responsabilité civile au Québec).
Bonnes pratiques
  • Exercer selon les normes de pratique.
Équipes
Concepts clés
  • La composition de l'équipe varie selon les besoins du patient.
  • Les professionnels de la santé doivent comprendre les champs d'exercice des personnes avec lesquelles ils travaillent.
  • Les rôles et les responsabilités des membres de l'équipe doivent être définis et compris.
Bonnes pratiques
  • Chaque membre d'une équipe doit connaître son rôle ainsi que celui de chacun des autres membres.
Concepts clés
  • Les soins aux patients sont améliorés lorsque les professionnels de la santé s'engagent à travailler en équipe.
  • Les bonnes équipes ont de bons meneurs.
  • Les rôles et les responsabilités des membres d'une équipe doivent être définis et compris.
Bonnes pratiques
Chaque membre d'une équipe doit :
  • connaître son rôle ainsi que celui de chacun des autres membres.
  • communiquer clairement et aussi souvent que nécessaire.
Concepts clés
  • Une culture de travail valorisant la confiance et le soutien favorisera l'efficacité de la supervision et de la délégation.
  • Au moment de déléguer une tâche ou une intervention, les médecins superviseurs doivent d'abord et avant tout prendre en considération l'intérêt du patient.
  • Une approche minutieuse et pondérée, fondée sur les circonstances propres à chaque patient, pourrait contribuer à réduire l'exposition aux risques liés à la responsabilité professionnelle tant pour les médecins superviseurs que pour les personnes en formation.
  • Le manque de clarté et les hypothèses erronées peuvent nuire à la communication entre le superviseur et la personne en formation.
  • La prestation continue de soins médicaux sécuritaires dépend de l'évaluation honnête et précise du rendement des personnes en formation.
  • Les superviseurs doivent pouvoir compter sur des programmes de développement professoral et l'encadrement des établissements universitaires pour être habilités à identifier les personnes en formation ne répondant pas aux attentes, et à prendre les mesures qui s'imposent à leur égard.
  • Les patients ont le droit d'exprimer leurs préoccupations à propos de la participation de personnes en formation à leurs soins.
  • Les patients ont un rôle à jouer dans la conception des programmes de formation destinés aux futurs médecins.
Bonnes pratiques
  • Les personnes en formation doivent être conscientes de leur propre niveau de compétence quant à l'exécution d'une intervention ou d'une tâche clinique donnée.
  • Les superviseurs ne doivent pas perdre de vue les circonstances dans le cadre desquelles une supervision plus active s'avère requise.
  • L'adoption par les superviseurs d'une communication constructive aidera les personnes en formation à se sentir à l'aise et confiantes.
  • Les personnes en formation doivent bénéficier d'une orientation adéquate quant aux situations dans lesquelles l'état du patient nécessite la consultation du superviseur.
  • Les personnes en formation ne doivent pas hésiter à faire part de leurs réserves lorsqu'elles ne se sentent pas à l'aise de superviser des résidents ou des étudiants de médecine moins expérimentés.
  • Les superviseurs doivent s'assurer d'évaluer les personnes en formation de façon précise et équitable, et de signaler leurs préoccupations avec franchise et transparence.
  • Les patients devraient être avisés, s'il y a lieu, du statut des personnes en formation et du rôle qu'elles seront appelées à jouer.
  • Le consentement explicite du patient doit être obtenu lorsqu'une personne en formation doit effectuer une intervention sans supervision directe.
Concepts clés
  • Les soins aux patients sont améliorés lorsque les professionnels de la santé s'engagent à travailler en équipe.
  • La composition de l'équipe variera en fonction des besoins du patient.
  • Les professionnels de la santé doivent comprendre quels sont les champs d'exercice des personnes avec lesquelles ils travaillent.
  • Les rôles et les responsabilités des membres de l'équipe doivent être définis et compris.
  • Les équipes bien rodées ont de bons meneurs.
  • Une communication claire au sein de l'équipe est essentielle à la prestation de soins plus sécuritaires.
  • Lorsque des tâches ou des décisions sont déléguées, la personne qui délègue ainsi que la personne à laquelle les tâches sont déléguées ont des responsabilités précises.
  • Chaque membre de l'équipe doit documenter de façon appropriée les soins qu'il prodigue.
  • Chaque membre de l'équipe doit détenir une protection adéquate en matière de responsabilité médico-légale.
Bonnes pratiques
En tant que membre d'une équipe, vous devez :
  • connaître votre propre rôle ainsi que celui de chaque membre de l'équipe.
  • communiquer clairement et aussi souvent que nécessaire.
  • connaître vos limites : accepter une tâche déléguée uniquement si vous pouvez l'assumer.
  • déléguer et superviser de façon appropriée.
Communication
Concepts clés
  • Pour une bonne communication entre le médecin et son patient, il faut :
    • favoriser la compréhension mutuelle.
    • reconnaître les obstacles et trouver des moyens de les surmonter de façon professionnelle.
    • observer les règles de la courtoisie et préconiser le respect mutuel.
Bonnes pratiques
  • Faire preuve de courtoisie.
  • Utiliser un langage adapté au patient.
  • Être à l'affût des signes non verbaux qui traduisent l'incertitude.
  • Confirmer la compréhension de votre patient.
  • Être prêt à avoir recours aux services d'un interprète.
  • Être prêt à s'adapter aux différences culturelles.
  • Songer à utiliser d'autres styles de communication au besoin.
Concepts clés
  • Les médecins sont tenus par les codes de déontologie et la loi d'assurer la confidentialité des renseignements sur la santé de leurs patients.
  • La confidentialité est au cœur de la relation entre le médecin et ses patients, parce qu'elle encourage les patients à parler franchement à leur médecin.
  • Les manquements à l'obligation de confidentialité peuvent nuire aux patients, aux médecins et aux autres professionnels de la santé.
  • La plupart des manquements à l'obligation de confidentialité ne sont pas intentionnels.
  • Dans certaines circonstances particulières, vous devrez divulguer de l'information sur un patient. Renseignez-vous sur les lois de votre province ou votre territoire.
  • Le médecin est autorisé à divulguer des renseignements sur les patients s'il y a un risque imminent et crédible de grave préjudice corporel pour une personne ou un groupe précis de personnes.
  • Les normes juridiques et professionnelles sur la protection de la vie privée s'appliquent également aux communications électroniques.
Bonnes pratiques
  • Protéger la confidentialité du patient.
  • Ne pas accéder de façon inappropriée au dossier médical d'un patient.
  • Déterminer qui fait partie du cercle de soins de votre patient avant de divulguer l'information.
  • Obtenir le consentement du patient avant de divulguer de l'information à l'extérieur de son cercle de soins.
  • Respecter les lois de l'administration provinciale ou territoriale qui se rapportent au signalement obligatoire.
Concepts clés
  • Les patients ont le droit de prendre des décisions sur le consentement à des investigations et traitements proposés (autonomie du patient).
  • Les patients mentalement aptes ont le droit d'accepter ou de refuser le consentement pour des investigations et traitements.
  • Le consentement doit être libre et éclairé.
  • Le patient doit être apte à donner son consentement.
  • Le médecin doit fournir les renseignements qu'un patient raisonnable souhaiterait connaître ou aurait besoin pour prendre une décision.
  • Voici les éléments du consentement éclairé :
    • diagnostic
    • chances de réussite
    • risques importants et particuliers
    • traitements de substitution
    • conséquences liées au refus du traitement
    • réponses aux questions.
  • La discussion sur le consentement doit être consignée au dossier médical.
Bonnes pratiques
  • Discuter de la nature des investigations ou du traitement proposés avec le patient mentalement apte, dont les chances de réussite.
  • Expliquer les risques importants et particuliers en termes simples, dont les conséquences de l'absence de traitement.
  • Écouter les préoccupations du patient et répondre à ses questions.
  • Évaluer la compréhension apparente du patient lui permettant de prendre une décision.
  • Respecter la décision du patient.
  • Tenir compte des lois pertinentes sur les mineurs ou les patients mentalement inaptes.
Concepts clés
  • Les patients doivent connaître :

    • les signes et symptômes qui devraient les inciter à consulter de nouveau.
    • les recommandations du médecin adaptées à leur situation clinique particulière.
    • la possibilité de revenir et de demander une nouvelle évaluation, et savoir qu'ils ne doivent pas hésiter à le faire.
  • Au moment de donner les instructions relatives au congé :

    • informer le patient de l'identité du professionnel de la santé le plus responsable des soins de suivi.
    • avertir les professionnels de la santé responsables des soins de suivi.
    • songer à la sécurité de patients inaptes et donner des conseils à l'entourage du patient.
    • documenter les indications sur le congé dans le dossier médical.
    • les documents d'information appuient la discussion éclairée sur le congé, mais ne remplacent pas l'échange en personne.
    • faire des efforts pour donner des conseils pour un congé éclairé aux patients qui quittent contre avis médical, et, dans la mesure du possible, obtenir un formulaire signé de départ contre avis médical.
Bonnes pratiques
  • Éduquer les patients pour qu'ils reconnaissent les signes et symptômes qui devraient les inciter à consulter de nouveau. Adapter les conseils à la situation clinique précise du patient.
  • Encourager les patients à ne pas hésiter à revenir pour une nouvelle évaluation.
  • Faire appel à des décideurs remplaçants si le patient n'est pas apte mentalement au moment du congé.
  • Appuyer la discussion sur le congé éclairé par des dépliants sur les soins des patients, le cas échéant.
  • Aviser les professionnels de la santé responsables des mesures de suivi nécessaires.
  • Consigner la discussion et les conseils prodigués au dossier médical.
Concepts clés
  • Des équipes efficaces prodiguent de meilleurs soins.
  • Les équipes efficaces ont un « modèle cognitif partagé ».
  • Les équipes efficaces communiquent « assez souvent ».
  • La communication au sein de l'équipe doit être empreinte de respect.
  • Le dossier médical devrait contenir assez d'information pour que les autres membres de l'équipe puissent prendre soin du patient.
Bonnes pratiques
  • Développer ses compétences en écoute active.
  • À titre de dirigeant ou de membre de l'équipe, communiquer de façon respectueuse et claire, et donner assez d'information au bon moment pour intervenir en faveur des soins du patient.
  • Aviser le professionnel de la santé concerné de l'état du patient, dont tout changement.
  • Ne pas attendre pour parler si vous avez des inquiétudes quant à la sécurité du patient.
  • Examiner les notes cliniques des infirmières et des autres professionnels de la santé.
  • Songer à utiliser des outils de communication structurée pour les communications au sein de l'équipe, comme la relecture, la méthode SAER, une liste de vérification de sécurité en chirurgie ou autres.
  • Tenir compte des préoccupations du patient ou de sa famille et en discuter avec le patient, un résident superviseur ou le médecin membre du personnel. Discuter des préoccupations avec le patient, ou, s'il y consent, avec sa famille. Y donner une suite appropriée.
  • Faire part du degré d'urgence d'une ordonnance, utiliser des abréviations couramment acceptées et écrire lisiblement.
  • Consigner les soins prodigués minutieusement.
Concepts clés
  • Les transferts sont des moments dans le soin des patients qui sont entourés d'un degré considérable de risque.
  • Des méthodes mnémotechniques peuvent servir à organiser l'information.
  • Une relecture peut confirmer les choses à faire, les ordonnances de médicaments, les résultats d'analyses de laboratoire et les directives de réglage de l'équipement.
  • Les transferts peuvent offrir une perspective nouvelle des diagnostics et des traitements.
  • Les transferts des soins doivent être consignés.
  • Tenir le patient ou sa famille au courant des faits sur le transfert des soins, et, le cas échéant, de la nature des investigations poussées, des traitements et des plans de suivi.
Bonnes pratiques
  • Discuter en personne, dans la mesure du possible.
  • Éviter les interruptions et les distractions.
  • Utiliser un outil de communication structurée, dont les relectures.
  • Transmettre des renseignements essentiels, comme le diagnostic du patient, ses résultats de test et son plan de traitement.
  • Demander des précisions au besoin.
  • Clarifier les rôles et responsabilités des soins à venir.
Concepts clés
  • Les deux médecins doivent avoir accès à tous les renseignements pertinents.
  • Le médecin traitant et le consultant doivent bien comprendre le motif de la consultation.
  • Les deux médecins doivent avoir bien compris les attentes.
  • Toute responsabilité quant aux soins futurs doit être clairement énoncée.
Bonnes pratiques
  • Toujours consigner au dossier les demandes de consultation et leur résultat.
  • Indiquer les attentes dans la demande et dans le rapport.
  • Comprendre le motif de la consultation.
  • Recueillir tous les renseignements pertinents et en faire part aux autres médecins.
Concepts clés
  • Les dossiers médicaux sont des documents juridiques.
  • Les dossiers médicaux servent à illustrer le processus cognitif qui a mené à un diagnostic et à un plan de soins.
  • Les dossiers médicaux sont un moyen de communiquer avec d'autres professionnels de la santé, pendant la gestion du cas ou après.
  • Les patients ont le droit de voir le contenu de leur dossier médical, sous réserve de certaines exceptions.
Bonnes pratiques
  • Bien prendre soin de consigner au dossier chaque contact avec le patient, en personne ou par télécommunication.
  • Noter l'interaction aussitôt qu'il est raisonnable de le faire.
  • Mentionner tous les renseignements pertinents.
  • Indiquer le raisonnement et les intentions.
  • Écrire lisiblement.
  • Utiliser uniquement les abréviations couramment acceptées.
  • Énoncer les faits dans un langage clair et simple.
  • Songer à ce qu'un patient penserait en lisant les notes.
  • S'assurer d'indiquer la date et la raison de toute correction.
  • Ne jamais effacer une entrée originale.
  • Ne pas modifier un dossier médical après avoir reçu une plainte, une menace de poursuite judiciaire ou un avis d'action en justice.
Gestion des risques
Concepts clés
  • L'établissement d'un diagnostic est une tâche souvent complexe qui comprend de multiples étapes.
  • Un diagnostic différentiel permet de procéder à des investigations appropriées afin d'écarter certaines possibilités et de confirmer un diagnostic.
Bonnes pratiques
  • Établir un diagnostic différentiel.
  • Envisager le diagnostic de la pire éventualité.
  • Reconsidérer le diagnostic lorsque les signes ou symptômes persistent.
  • Assurer le suivi des investigations et des patients.
  • Documenter la raison justifiant votre diagnostic et le traitement proposé.
Concepts clés
  • L'établissement d'un diagnostic est une tâche souvent complexe qui comprend de multiples étapes.
  • Un diagnostic différentiel permet de procéder à des investigations appropriées afin d'écarter certaines possibilités et de confirmer un diagnostic.
  • L'absence de suivi des investigations et des patients entraîne des délais de diagnostic ou des diagnostics erronés.
  • Lorsque vous rédigez une ordonnance au moment de l'admission, du transfert des soins et du congé, tenez compte des médicaments que le patient prend à domicile.
Bonnes pratiques
  • Établir un diagnostic différentiel.
  • Envisager le diagnostic de la pire éventualité.
  • Reconsidérer le diagnostic lorsque les signes ou les symptômes persistent.
  • Assurer le suivi des investigations et des patients.
  • Documenter le raisonnement justifiant le diagnostic et le traitement proposé.
Concepts clés
  • Il importe de porter une attention aux risques chirurgicaux lors des soins préopératoires, peropératoires et postopératoires.
  • L'utilisation de listes de vérification d'une chirurgie sécuritaire améliore la communication au sein de l'équipe et peut contribuer à réduire le risque de préjudice lié à une chirurgie.
Bonnes pratiques
  • Confirmer qu'il existe des indications appropriées en vue de la chirurgie.
  • Tenir et documenter une discussion en vue d'obtenir le consentement éclairé avant de procéder aux investigations et au traitement.
  • Confirmer qu'il s'agit du bon patient, de la bonne intervention, du bon niveau et du bon côté.
  • Protéger les structures vitales pendant les interventions chirurgicales.
  • Utiliser une liste de vérification d'une chirurgie sécuritaire individualisée.
Concepts clés
  • Les ordonnances de médicaments et de traitements doivent être lisibles.
  • Lorsque vous rédigez des ordonnances au moment de l'admission, du transfert de soins et du congé, tenir compte des médicaments que le patient prend à la maison.
  • La prescription d'opioïdes et d'agents anticoagulants exige une attention particulière.
  • Les enfants et les patients âgés sont davantage à risque d'événements indésirables (accidents au Québec) associés aux médicaments.
  • Chez les enfants, la posologie d'un médicament se fonde habituellement sur le poids, l'âge et l'état clinique du patient.
  • Les interactions médicamenteuses avec d'autres médicaments, des produits naturels et des produits alimentaires représentent un risque.
Bonnes pratiques
  • Observer les bonnes pratiques d'ordonnance afin de contribuer à réduire la possibilité d'événements indésirables (accidents au Québec) associés aux médicaments.
  • Porter une attention particulière aux ordonnances destinées aux personnes âgées et aux enfants.
Concepts clés
  • L'insatisfaction du patient peut provenir d'une impression que le médecin est trop occupé ou qu'il n'est pas intéressé.
Bonnes pratiques
  • Afficher un comportement professionnel.
  • Prendre le temps d'aborder toute préoccupation ou plainte de façon appropriée.
Facteurs humains
Concepts clés
  • L'état physique, mental et émotif d'un professionnel peut influer sur la qualité des soins.
Bonnes pratiques
  • Structurer le lieu de travail de façon à maximiser la sécurité.
  • Être conscient de l'environnement et de la situation actuelle.
Concepts clés
  • Les présentations atypiques des maladies sont courantes.
Bonnes pratiques
  • Faire une anamnèse adéquate et appropriée.
  • Réviser les notes du personnel infirmier et des autres professionnels de la santé.
  • Tenir compte des signes vitaux.
  • Établir un diagnostic différentiel.
Concepts clés
  • Les biais cognitifs peuvent influer négativement sur la résolution de problèmes et la prise de décisions.
Bonnes pratiques
  • Faire une anamnèse adéquate et appropriée.
  • Réviser les notes du personnel infirmier et des autres professionnels de la santé.
  • Tenir compte des signes vitaux.
  • Établir un diagnostic différentiel.
  • Reformuler le diagnostic différentiel lors de la prise en charge des soins d'un patient.
Concepts clés
  • La conscience situationnelle consiste à percevoir ce qui se passe autour de vous, à comprendre l'information et à planifier vos interventions.
Bonnes pratiques
  • Être conscient de l'entourage et de la situation actuelle.
  • Pratiquer consciemment la conscience situationnelle.
  • Améliorer la conscience de soi et la pleine conscience.
Concepts clés
  • Les causes d'une défaillance de l'équipement englobent la conception, l'entretien, la manipulation sans précaution et l'utilisation inappropriée.
Bonnes pratiques
  • Vérifier l'équipement avant de l'utiliser.
  • En présence de préoccupations, mettre l'équipement en mode hors-service.
Concepts clés
  • Les soins sont parfois prodigués dans un environnement moins qu'idéal.
Bonnes pratiques
  • Structurer le lieu de travail de façon à maximiser la sécurité.
Concepts clés
  • L'ingénierie des facteurs humains améliore les outils, les machines, les systèmes, les tâches, les emplois et les environnements.
Bonnes pratiques
  • Apprendre le fonctionnement de la technologie utilisée.
Événements indésirables
Concepts clés
  • Éviter de sauter à la conclusion qu'un résultat clinique défavorable est la conséquence d'une erreur.
  • Il existe une différence entre une erreur et l'exercice d'un jugement.
  • Attention aux biais suivants : entre autres, le biais rétrospectif, l'intuition apprise et le blâme de soi-même.
Bonnes pratiques
  • Les bons médecins tirent des leçons des erreurs.
Concepts clés
  • Une communication efficace entre un patient qui a subi un préjudice et l'équipe de soins peut rétablir la confiance et améliorer les résultats des patients à l'avenir.
  • Le manque d'empathie et le fait de ne pas présenter des excuses constituent les principaux sujets de plaintes et d'actions en justice.
Bonnes pratiques
  • Si un préjudice découle de la prestation des soins de santé, divulguer ce fait au patient.
  • Divulguer l'information avec empathie et en toute sincérité.
  • Lors de chaque rencontre de divulgation, il est approprié pour les médecins de dire qu'ils sont désolés de ce qui s'est passé ou de l'état du patient.
  • Demeurer conscient des besoins cliniques, informationnels et émotionnels du patient.
  • Ne pas abandonner le patient.
Concepts clés
  • Des événements indésirables (accidents au Québec) se produiront chez vos patients.
  • Un préjudice subi par un patient peut résulter de la progression d'un problème t médical sous-jacent, des risques inhérents aux investigations et aux traitements, de défaillances systémiques, de problèmes de rendement d'un professionnel, ou d'une combinaison de ces facteurs.
  • La pensée systémique – le fait de mettre l'accent sur l'amélioration des processus de soins – peut prévenir de nombreux événements indésirables.
  • Il existe plusieurs approches visant à déterminer les raisons systémiques derrière les événements indésirables et les échappées belles, notamment l'analyse des situations associées à la sécurité des patients.
  • Les meilleurs médecins commettent des erreurs.
  • Les médecins ont une responsabilité de se conduire de façon professionnelle, d'actualiser leurs connaissances et leurs compétences, de se conformer aux politiques saines et de n'exercer leur profession que lorsqu'ils sont en bonne santé.
Bonnes pratiques
  • Actualiser ses connaissances.
  • À la suite d'un résultat clinique inattendu, évaluer si celui-ci devrait être déclaré afin de déterminer les raisons derrière ce qui s'est produit.
  • Ne pas préjuger les événements.
  • Être prêt à reconnaître l'erreur et à y faire face.
  • Contribuer à l'amélioration de la qualité en prenant part aux évaluations systémiques des événements indésirables (accidents au Québec).
  • Revendiquer en faveur d'améliorations dans les systèmes et les processus de soins.
  • Connaître les politiques en matière de soins cliniques au sein du lieu de travail.
  • Apporter des améliorations constantes dans les soins prodigués aux patients.
  • Ne pas se servir des défaillances systémiques pour se faire exonérer d'une responsabilité appropriée.
Concepts clés
  • Le stress est inhérent à la médecine.
  • Les événements indésirables (accidents au Québec), les plaintes et les actions en justice engendrent du stress.
  • Un piètre résultat n'est pas nécessairement le reflet de mauvais soins.
  • Les requêtes introductives d'instance ne sont ni impartiales ni objectives.
  • Vous n'êtes pas seul.
  • Prévalez-vous du soutien émotif de vos collègues, vos amis et votre famille.
  • N'évitez pas les tâches qui doivent être accomplies.
  • Il est possible de se rétablir de la détresse qui découle d'un piètre résultat.
  • Un médecin résilient apprend par l'expérience, obtient une assistance personnelle au besoin, se relève de la situation et grandit.
Bonnes pratiques
  • Apporter des améliorations à la pratique à la suite d'événements indésirables (accidents au Québec).
  • Rechercher et accepter un soutien au besoin.
  • Tirer une leçon constructive des problèmes médico-légaux.
Professionnalisme
Concepts clés
  • Les Collèges s'attendent à ce que les médecins se comportent de manière exemplaire, même en dehors du milieu clinique.
  • Les stagiaires reproduisent les comportements des professionnels qu'ils observent.
Bonnes pratiques
  • Faire preuve de professionnalisme même en dehors du milieu de travail.
  • Exercer la profession avec intégrité, honnêteté, respect, compassion et altruisme.
  • Être intègre et respecter les patients, les pairs, les superviseurs, et toute l'équipe des professionnels de la santé.
Concepts clés
  • Les caractéristiques propres à un comportement professionnel sont, notamment, l'honnêteté, le sens des responsabilités, la compétence, le respect, la compassion, l'empathie et l'altruisme.
Bonnes pratiques
  • Exercer la profession avec intégrité, honnêteté, respect, compassion et altruisme.
Concepts clés
  • Pour pouvoir accepter les points de vue d'autrui et adapter son attitude sans porter de jugement, il faut faire un effort conscient et continu.
  • Le fait qu'un patient ne respecte pas le plan de traitement peut parfois s'expliquer par des différences culturelles.
  • Le médecin ne peut refuser d'évaluer un patient pour des motifs d'objection de conscience.
  • Lorsque les médecins traitent tout le monde de la même façon, ils ne tiennent pas compte des différences. Lorsqu'ils traitent tout le monde de façon équitable, ils constatent les différences et les respectent.
  • Les médecins ne sont pas tenus d'offrir un accommodement absolu dans toutes les situations, mais plutôt un accommodement raisonnable à la diversité culturelle.
Bonnes pratiques
  • Traiter chaque rencontre avec un patient comme pouvant comporter un volet transculturel.
  • Demander aux patients d'expliquer en quoi leurs valeurs, croyances ou pratiques religieuses ou spirituelles influent sur leurs préférences en ce qui concerne le traitement médical proposé.
  • Communiquer fidèlement toute information pertinente et faire preuve de diligence tout en respectant la diversité culturelle.
  • Ne pas sélectionner ni exclure les patients selon des critères autres que votre compétence clinique ou votre expertise.
  • Ne pas éviter d'aborder des questions liées aux soins de santé à cause des croyances qui vous viennent de votre propre culture.
Concepts clés
  • Les caractéristiques propres à un comportement professionnel sont, notamment, l'honnêteté, le sens des responsabilités, la compétence, le respect, la compassion, l'empathie et l'altruisme.
  • Un comportement perturbateur peut nuire à la communication avec les collègues de travail et les patients, miner le moral de l'équipe, et avoir un impact négatif sur la qualité des soins offerts et sur la satisfaction du patient.
Bonnes pratiques
  • Rapporter aux autorités compétentes toute conduite non professionnelle de collègues. Les étudiants devraient demander de l'aide à leur superviseur, à leur mentor, au directeur de programme, au doyen des études de premier cycle ou au directeur du programme de santé et de mieux-être des étudiants en médecine.
  • Promouvoir de manière professionnelle les initiatives visant à améliorer les soins offerts au patient.
Concepts clés
  • Les conflits sont des situations normales, compréhensibles et inévitables.
  • Des conflits mal gérés peuvent être destructeurs.
  • Les conflits se produisent lors de divergences perçues ou réelles dans les besoins, les intérêts ou les valeurs des individus.
  • Il existe différents styles de gestion. Le choix du style dépend des participants, du sujet, des délais et de l'issue souhaitée.
Bonnes pratiques
  • Traiter les conflits dès que possible.
  • Respecter les personnes et traiter le problème.
  • Avoir conscience de notre attitude et de nos paroles : se demander si l'on participe à entretenir le conflit.
  • Des attentes et une communication claires peuvent participer à la prévention des conflits destructeurs.
  • S'assurer que toutes les parties prenantes du conflit ont des chances égales de présenter leur cas.
Concepts clés
  • Le respect des patients et des autres professionnels de la santé permet d'améliorer la qualité des soins offerts.
  • Les transgressions de limites les plus sérieuses sont précédées de dépassements de limites plus bénins.
  • L'indifférence que manifeste un médecin par rapport aux soins de son patient peut aussi entraîner des effets nuisibles pour le patient.
Bonnes pratiques
  • Être conscient des limites thérapeutiques.
  • Ne pas établir de relations amoureuses ou sexuelles avec des patients.
  • Expliquer de façon appropriée les examens effectués sur les parties intimes, assurer la présence d'un tiers, et couvrir adéquatement le patient d'un drap.
  • Éviter d'entretenir des doubles relations, soit professionnelles ou sociales, avec des patients.
  • Limiter la quantité de renseignements personnels que vous divulguez à vos patients.
  • Si possible, ne pas traiter les membres de votre famille, vos amis ou vos collègues.
  • Si un patient vous offre un cadeau, penser aux répercussions sur l'intégrité de votre relation médecin-patient.
Concepts clés
  • Les sites de réseaux sociaux devraient être considérés en tant qu'espaces publics.
  • Toute information, qu'elle soit publiée dans la sphère privée ou professionnelle, reflète votre identité professionnelle.
  • L'information se propage aisément dans les sites de réseaux sociaux et elle y demeure souvent de façon permanente.
Bonnes pratiques
  • Prenez un temps de réflexion avant de publier quoi que ce soit dans les médias sociaux.
  • Respectez toujours les lois sur la protection de la vie privée ainsi que les lignes directrices pertinentes.
  • Surveillez ce qui est publié par autrui à votre égard dans les médias sociaux.
Concepts clés
  • Dans certains cas, il peut être nécessaire et approprié de signaler un collègue qui a des facultés affaiblies et qui compromet les soins offerts au patient.
Bonnes pratiques
  • Rapporter aux autorités compétentes toute conduite non professionnelle de collègues.